dimanche, mars 06, 2011

Air du temps

C'est la fin de la saison des clémentines. Mais après un hiver révolutionnaire sur l'autre rive de la Méditerranée, là d'où viennent souvent ces succulentes clémentines, de quoi aura l'air notre printemps européen? Qui sait... En tout cas, une chose est sûre: si les statistiques sont la météo des révolutions, la vague de contestation pourrait traverser la Mare Nostrum.
Chômage? Explosif. Pauvreté? Endémique. Mécontentement? Evident.
Oui mais voilà, la contestation aurait trouvé des relais là où elle sera la moins bien portée. Selon un sondage réalisé par l'institut Harris Interactive pour Le Parisien, Marine Le Pen arriverait en tête du 1er tour des élections présidentielles, s'il avait lieu dimanche prochain, et si les candidats des "deux grands partis" (PS et UMP) étaient Martine Aubry et Nicolas Sarkozy. Et si, aussi, la campagne avait réellement commencé. Et si, encore, il était assuré que ce soit ces personnalités qui se présentent. Et si, et si, et si...
La liste des "si" en dit déjà long sur la valeur même de ce type d'exercice. Trop d'inconnues obligent à la mettre en question. S'il est inquiétant de voir que la nouvelle star d'extrême-droite gratifiée de tant de succès, c'est plutôt sur la stratégie des médias qu'il faut s'interroger. A quoi sert, aujourd'hui, de faire monter la peur en agitant ce blond épouvantail?
Sans doute, justement, à désamorcer la contestation qui croît. Car pendant ce temps, nul n'aborde les questions de fond... Le chômage et ses causes, la pauvreté et ses conséquences... Qui furent les ingrédients de la montée d'autres partis xénophobes à des époques plus anciennes.
Retour, alors, sur l'Histoire. En 2002, Dominique Strauss-Kahn, invité par des étudiants de Sciences Po, expliquait dans l'amphi Boutmy: "je ne comprends pas, dans les autres pays européens, l'alternance se passe bien"... Ah, la belle affaire. La Gauche venait de se faire balayer, mais au lieu, déjà, de s'interroger sur les causes de cet échec, lui ne voyait qu'un petit accroc dans le tissu démocratique. C'était pourtant déjà une déchirure profonde entre un peuple qui n'avait pas eu le sentiment de voir ses aspirations assouvies (revalorisations salariales, créations d'emplois, fin des "affaires", amélioration du niveau de vie...) et un gouvernement qui s'était satisfait de mesures se fondant sans problème dans le moule néo-libéral. Que ne contestait pas un DSK, qui allait d'ailleurs devenir grâce au soutien sans faille de Nicolas Sarkozy, Directeur du FMI.
Premier problème donc: à quoi sert de voter à Gauche si elle ne relaie pas la contestation sociale? si elle ne répond pas aux aspirations populaires?
Ce serait malheureusement trop beau de s'arrêter. Car il y a un sacré problème: l'abandon de "l'idée européenne". Certes, certains diront: "l'Europe sociale n'existe pas" (à lire: http://www.medelu.org/spip.php?article227). Si l'argumentation de ces auteurs est très étayée, admettons que l'on puisse contester leur thèse fondamentale: l'Europe n'est pas un produit de la classe dominante pour enfoncer les plus pauvres. Reconnaissons cependant que le rapport de forces ne joue aujourd'hui pas en la faveur de la classe travailleuse. D'où le deuxième problème: que voulons-nous faire de l'Europe et quel est le projet européen des dirigeants. Aïe. Ce qui se passe en Grèce, en Irlande, en Espagne, au Portugal, en Roumanie... n'est pas de bon augure. Mais de nouveau, ce n'est pas en ayant comme proposition essentielle soit une sortie de l'Europe - comme la nouvelle blonde égérie des démons racistes le professe - ou en gobant l'idéologie dominante - comme le Docteur Maboul du FMI la développe que l'on pourra s'en sortir. Là encore, plus que des sondages, des débats de fond sont nécessaires. Qui obligeraient cependant à montrer que certains, comme DSK et Sarko, n'ont pas de vision fondamentalement différente. Et si, c'était là, une troisième raison de ces sondages administrés sans cesse: éviter les questions qui fâchent.
C'est la fin de la saison des clémentines. "Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d'orange..." prédisait Aragon. Le soleil brille mais l'humeur est grise. Par chance, un temps arrive, celui des cerises. Gagnera-t-il la rue?
http://www.deezer.com/listen-6098129


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jeudi, août 21, 2008

Les States (1)

Donc le Calamar "est parti un beau samedi comme un maudit malfaiteur", comme chanterait l'autre ;-)
Paris, restaurant, lessive, Lolo, Yas', Steph' et puis une courte nuit de sommeil - tant qu'à faire, autant continuer sur la lancée. Pourquoi? Pour ça!


C'est vrai, j'ai abandonné sur mon chemin tant de choses que j'aimais bien. Je n'ai même pas dit adieu à tous amis. Bon, je suis revenu. Sans un sou, c'est sûr! Mais bon, c'est ue autre histoire.
En attendant, après la courte nuit, il avait fallu se lever, et ça avait marché. Le Calamar prit ses cliques et ses claques, valise à la main et sac au dos et ops, direction l'aéroport. Là, il a retrouvé sa fidèle cops, plus besoin de la présenter...
Elle arrivait fraiche et dispose malgré l'heure plus que matinale elle avait dû se lever. Autant dire que les 15 heures de vol s'annonçaient champêtre, en plein ciel.
Billets en main, valise en soute, et même si ce n'était pas un grand Boeing, mais un bel Airbus, il ne restait plus qu'à attendre le décollage... pour gagner Los Angeles!


Trahison à la cause francophone, certes, mais bonheur des yeux en tout état de cause.

La suite au prochain numéro...

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mercredi, août 20, 2008

Le Calamar reprend du service (3 - et fin... juste pour ce titre!)

La fête avait battu son plein. Le stade de Capbreton, envahi par une foule en transe, se vidait peu à peu de son public après un concert très festif de Cali. C'était vendredi. Et déjà, il fallait songé au départ. Quelle destination?

C'est vrai. Après une petite semaine à rencontrer des Daniel Boucher, des Stéphanie, des Jenny, à boire du Canada et débattre en québécois, à être avec des Momo, Pieuvre, Jean-Mi et tant d'autres passionnés par la défense de la cause, c'eût été logique. Aller déferler sur le Nord Américain, "revoir Montréal" comme chanterait l'autre mais le grand Boeing bleu de mer ne prenait pas cette destination. Mais le concert s'achevait. Et ces idées passaient fugitivement.

D'abord, les préoccupations étaient autres: songer à se lever le lendemain, pour ne pas rater le train pour Paris, préparer une nouvelle valise, car, vous l'entendrez bientôt, "j'me marie avec une valise", comme le dit, c'est un scoop, Thomas Fersen. Ou encore, plus terre-à-terre, que manger en rentrant? La dernière question est la plus simple à résoudre: prendre la direction du Compoir du 11ème, un fameux lieu où les Amis sont toujours au RDV. D'autres, sans doute, pensaient à prendre le large... Oui oui... Le Capitaine des Déferlantes mena son équipe d'une main de maître, de ce que le vent des blogs a rapporté.

Le lendemain, levé aux aurores (euh, disons, de mémoire de Calamar, vers 10h30 - mais tout dépend de la dose de sommeil accumulée, comme de celle en retard), histoire d'aller saluer Momo le Dirlo (qui accordait déjà des interviews!), de sauter dans la voiture de Christian et de rejoindre Dax.
La Gare de Dax! Ah. Le café qui réveille et symbolise le retour sur la capitale comme le pot en arrivant l'entrée dans la phase estivale et festivale. Ce TGV sur le quai, qu'on a hâte de quitter en arrivant. Peur de râter en repartant, mais en même temps, qu'on aimerait bien ne jamais devoir regagner si l'instant du festival pouvait se figer.
Gare de Dax, donc, le train était à l'heure. Des étoiles filaient encore, là-bas, en bord de mer, préférant les bords des plages aux bords de lits d'un LEP. Les Cowboys fringants, eux, entonnaient les leurs ailleurs. Mes Aïeux tournaient dans l'hexagone. Et j'allais partir. Mais pas pour Québec. Pas tout de suite, en tout cas.

Le Calamar, lui, allait plonger ses tentacules dans d'autres eaux salées...

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vendredi, août 15, 2008

Le Calamar reprend du service... (2)


J'en étais donc à la recette du cocktail pour la réussite, je parlais des nuits longues (et reposantes), des repas et de l'eau avalée en quantité (suffisante).

Il faisait beau sur la Côte landaise. Et ça nous rappelait des bons souvenirs. Disons que ça effaçait aussi ceux bien pluvieux de l'année dernière. Alors, on avait le goût d'aller faire des tours avec les Québécois. Monsieur Boucher avait décidé de nous initier au Canada. Un shot de vodka, un shot de jus de tomate + clamato (comprendre tabasco). Et ça a lancé le débat: fallait-il un seul shot de chaque, ou autant de shots de chaque qu'il y a de provinces canadiennes, ou encore, autant de shots de ce que l'on veut mais autant qu'il y a de provinces. Bref, même sans pluie, la soirée fut arrosée. Un départ qui en a fait parler plus d'un! Si si...

Les Déferlantes commençaient bien. Et tout est allé dans ce sens.

Inspiré par le Canada, qui sait, Daniel Boucher a produit un concert exceptionnel. Mes Aïeux ont emballé les foules. Nous avons même pu esquisser notre danse préférée, quasiment devenue légendaire.
Remède miracle - Mes Aïeux
Bon, d'accord, Fayo a encore la première place au top, mais quand même... toute une salle qui danse sur Mes Aïeux, c'est excellent!

Très belle découverte aussi, Samian. Rencontre avec Pierre Barouh. Les Cowboys fringants ont fait danser les foules, eux-aussi. Cali a pris un bain (de foule). Et tout et tout. Manquaient quelques personnes à l'appel: Vincent, qui faisait chauffeur pour un mariage ;-), Aurélia, qui a préféré le plages tunisiennes, Yas, qui n'avait pas assez de vacances pour venir. Ce fut malgré tout un très beau festival. Vivement la 12ème.

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jeudi, avril 03, 2008

Fatigué

La fatigue commence à se faire sentir. Il est l'heure d'aller se coucher. Et pourtant, je n'ai pas terminé la moitié de ce que je devais faire.
Tout ça parce que je suis allé à la réunion des copropriétaires. Ah ça, on y passe du temps. Pour, contre... J'avais déjà raconté tout l'an passé. Et cette fois encore, en quatre heures, nous avons fait le tour de la copropriété. Et cette fois encore, ce fut parfois énervant. Exemple: les voisins sont contre la barrière qui bloquent l'entrée des voitures dans la cour... Certes: mais surtout ceux qui ne dorment pas côté cour. Mais les autres, plus nombreux, ont moins de voix dans la coprop'. Alors du coup, les voitures vont continuer à sortir à 2 ou 3 heurs du mat'.
Bon, enfin, à part ça tout va bien: le cabinet qui gère l'immeuble a pris 3,58% d'augmentation de frais de gestion (pas mon salaire), 3% sur les frais pour le suivi des travaux à venir. Et à mon avis, notre cher responsable du cabinet au moins 3 kg depuis l'année dernière.

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vendredi, février 29, 2008

Actualisation

Voilà un sacré bout de temps que le calamar, la tête sous l'eau, n'avait pas pris le temps de rédiger quelques lignes. Autant dire que ce blog risquait d'être envahi sous les eaux professionnelles et donc peu propices au libre cours des pensées. L'avantage d'un vendredi soir passé dans son nid douillet, c'est que l'on peut vaquer à différents activités habituellement mises de côté. Calamar, lui, a choisi de reprendre du clavier de ses petites pattes musclées. Dans les histoires à compter, certaines ne se racontent pas sur un lieu public. Donc, tant pis pour les anecdotes professionnelles. En revanche, donner des nouvelles à Davy Crockett et sa Mary, ainsi qu'à Davy Crockett Jr., dit aussi Victor, partager une humeur avec Clairounette et Sylvano, dire deux ou trois mots à Soeurette qui, entre deux entretiens et préparations de cours, trouve un peu de temps pour s'égarer ici, voilà ce à quoi le blog sert. Servir des humeurs sans suite.
Ce soir, c'est notre très vénéré Président qui m'inspire. Tout le monde a remarqué ses qualités d'orateur lors de discours divers et variés. Ou apprécié ses capacités à répondre aux journalistes au cours de conférences de presse diverses et variées. Ou encore, noté son audace majeure, celle qui a consisté à "relancer" l'Europe, prétendument en panne, alors qu'en fait, le processus décisionnel ne se portait pas si mal que ça - et ce n'est pas moi qui le dit, mais un groupe de farouches défenseurs du "Oui" au Traité constitutionnel de 2005 (par là). Référendum qu'il, le très vénéré, a soigneusement balayé d'un revers de manche sacrément méprisant en faisant passer, en douce, un traité "simplifié" qui reprend tout ce que les Français avaient refusé deux ans plus tôt. Mépris n°1.
Le tout-puissant ne saurait s'arrêter là. Lorsque l'Institution suprême de notre République, le Conseil Constitutionnel, retoque la loi qu'il souhaite faire passer - car, contrairement à sa promesse électorale de redonner du pouvoir d'achat aux français, il est des lois qui doivent, à ses yeux, lui rapporter plus - il décide là-encore de passer outre en demandant à l'institution concurrente... de proposer une façon d'appliquer la loi, coûte que coûte. Mèpris n°2. Celui des institutions, de la Constitution, et aussi du peuple qui a, en ce Conseil Constitutionnel, le garant de la Constitution, donc le garant du bon équilibre des pouvoirs dans la société (pour aller vite).
Jusqu'alors, effectivement, les mépris n'étaient formulés que dans une parole saine, qui se tenait. En langage châtié. Puis, la liste pourrait être allongée: culture, laïcité, éducation, mémoire etc., peu à peu, toutes les sphères sont touchées. Mais voilà, peu à peu, ce même tout puissant révèle son vrai visage: mépris, bien entendu, accompagné d'une bonne dose de mauvaise foi, comme le révèle les vidéos ici présentes (un clic et ops!). Une fois de plus, il réussit à faire parler de lui. Le problème, c'est qu'au lieu de résoudre les problèmes des Français, à toutes les échelles, et quelque soit le moment, il révèle la seule chose qui l'intéresse: la conquête du pouvoir, qui vire chaque jour un peu plus au déni de démocratie. Ce qui ne manque de rappeler les plus troubles périodes de l'histoire.

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vendredi, décembre 14, 2007

Une goutte de tristesse...

C'était sympa, ce soir.
A la débottée, nous avons décidé d'aller diner ensemble. Les trois de l'agence, et l'ex de l'agence. On a bien ri, parlé de nos avenirs. C'est dans ce genre de moment que l'on se rend compte que l'on met beaucoup d'affect dans le boulot. Que les relations que l'on noue engendrent un peu de tristesse quand on quitte une boite. C'était ma pensée de début de nuit! Qu'elle soit bonne.

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mercredi, décembre 12, 2007

Autant dire la vérité...

J'étais censé préparer un plan de cours, sur 14 séances (Clairounette, je vais avoir besoin de tes Lumières je crois). Puis, j'ai été poké. Sur Facebook. Conséquence du pok, du tac-au-tac, je quitte mes recherches et mon document .doc pour aller faire un tour sur ce site qui devient un tic, voire un TOC. Et toc.
Dans la logique, toujours, d'éviter soigneusement de bosser, inconsciemment, bien sûr, je regarde un peu autour de moi sur le trombinoscope virtuel. Puis je vais sur My Space. Ecoutant Higelin, je vais faire un tour sur les Déferlantes francophones et tout s'enchaîne. Jusqu'à ce que j'arrive sur le site de Julie.
Julie, c'est une adepte de Capbreton. Elle a aussi un TOC: elle ne se balade jamais sans sa caméra et nous chope à la débottée dans des instants parfois incongrus. Genre, danseur de syrtaki. Fin de nuit au micro, voix portée par les élans sans doute alcoolisés. Genre, on se marre bien et toc, c'est comme si elle pokait avec son engin. Julie aime bien la musique aussi. Et elle aime bien aussi Guy-Philippe Wells. Du coup, elle a mis sur son site My Space un morceau de ce jeune chanteur à texte. Et là, c'est malin, je n'ai pas pu me remettre à mes recherches, parce que j'ai aussitôt cliqué sur le My Space de Guy-Philippe. La voix chatouille mes oreilles. Les textes, truffés de jeux de mots, d'une sensibilité extrême, d'une poésie magique inondent mon cerveau. Parfois des frissons traversent la peau, parfois des sourires pointent sur le bout des lèvres. Conclusion? Je suis encore là, à chercher des morceaux en entier sur la planète internet. Car, en ces temps de mondialisation, Monsieur Wells n'est pas encore diffusé en France. C'est triste. Ah la la. Bon, ben, si je n'arrive pas à me lever demain, je dirai "c'est la faute à Monsieur Wells!". Mais ça fait plaisir!

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mardi, décembre 04, 2007

Ce soir, je ne dors pas

C'est comme ça. Parfois, il ne faut pas chercher à comprendre. On loupe un train et ops, jamais on ne prend le suivant. Donc, ce soir, j'ai loupé celui de minuit, parce que je coupais des carottes. Ben oui. Eplucher des carottes, c'est communautaire. C'est pour le déj' demain, au boulot. Oui, parfois je lance des idées comme ça: tiens, on va faire un déjeuner communautaire. C'est malin, je me retrouve à éplucher des carottes en rentrant à pas d'heure, alors que Soeurette m'avait gentillement proposé de passer dire bonsoir, et d'attraper un morceau de brownie en même temps. Mais bon, comme j'ai terminé le book de relecture pour l'industrie lourde, et les chemins de fer pour l'automobile, je suis rentré tard, ai épluché les carottes, dis bonsoir à Sylvain sur Facebook (oui, nous avons des échanges profonds et intenses sur Facebook, à tel point qu'il suggère qu'un sociologue se penche sur eux...) et ai loupé mon train. De sommeil.
Il y a une autre raison. J'ai un pot d'enfer en ce moment. Là, lire un pot comme déclaration. Je me serais trompé. Et de beaucoup. Et ça, ça m'énerve. Non, mes Amis ultra-libéraux: pas de payer des impôts. De me tromper. Parce que je ne cherche pas à rouler la communauté. On y revient, tiens. Mais parce que je suis convaincu avoir raison et visiblement, c'est un petit truc qui a sauté sur internet. Genre la petite case qu'il faut cocher. Tout cela me turlupine. Et comme j'ai loupé mon train, je fais les 100 pas sur le quai de la gare "Bonne nuit".
Même pas le courage de lire ce soir. Ni d'écrire des mails. Alors que bon, là, c'est abusé. J'avais promis des coups de fil, même pas passés ce week-end. A Monsieur le Chef (de la musique francophone d'Amérique du Nord), à Madame son Assistante, à Madame qui s'est fait inspecter aujourd'hui. Heureusement, j'ai nourri Boubou ce week-end. Je n'ai pas laissé dépérir la petite bête de Clairounette (partie faire la belle à Londres) et Sylvano (parti fare l'italiano).
Bon, en attendant, en cherchant une chanson que j'aime beaucoup sur internet (Edgar Bori, Ce sont), voilà que je trouve cette petite chanson de Grand Corps Malade. Alors, que chacun en écoute. C'est marrant, elle parle aussi d'un métaphore ferrée. Bon ben, bonne écoute.

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jeudi, novembre 01, 2007

Un mois déjà... Ou le souvenir de Chips...

Voilà un mois que je n'ai pas laissé de post sur ce blog. Certains, accros (oui oui, j'ai mon fan club ;-)) continuent de visiter régulièrement ce lieu. En quête d'information sur ma petite personne car il est vrai qu'en ce moment, je ne vois plus grand monde. Vélo, boulot, dodo: tel est mon quotidien. Routinier. Un brin fermé.
Vélo, boulot, dodo: ça sonne calme, sage. Alors qu'au contraire, de calme il n'y a point.
Vélo, boulot, dodo: ça sonne écolo, rigolo. En fait, ça devient chérot... Même après le "Grenelle de l'environnement", il n'est pas bien vu de préférer les transports respectueux de l'environnement aux puissants 4x4, polluants, étouffants, envahissants, inquiétants, agaçants. Quotidiennement, pour aller gagner ma croûte, j'enfourche mon petit vélo. Il connait le chemin par cœur, prend les pistes cyclables. Aller le matin, retour le soir. Rien de plus classique, en somme. Comme mes journées sont longues, et mes nuits courtes, je profite parfois de ces écologiques temps de transport pour passer un ou deux coups de fil. Rapidement. Sur la piste cyclable, j'insiste. Téléphone en main gauche, main droite prêt à actionner le frein, je pédale au ralenti. Lorsque, mardi soir, vers 21h.15, John et Ponch, les deux acolytes sur le fidèle destrier motorisé s'arrête à mes côtés. Un instant, je me suis pensé dans Vidéogag, sans trop rire. Puis, j'ai compris que c'était vraiment Chips... et que j'allais bel et bien me prendre une prune, et une leçon de morale, bien sûr.
Oui les Amis. Les caisses de l'Etat sont vides, le Président s'alloue une augmentation sans commune mesure, la planète court à sa catastrophe en laissant proliférer 4x4 et autres gros consommateurs de pétrole, un gouvernement entier va jouer dans un Sarko-show corse, aux frais du contribuable et en dégageant une bonne dose de kérosène pour un aller-retour médiatique (accompagné de la nouvelle ORTF), ce même gouvernement vient nous expliquer à quel point il faut réduire les dépenses de CO2 mais les attaques envers les vélocyclistes, sauvages bien que règlementaires, augmentent sans cesse. Elles ont quelques avantages: en cette période électorale - les municipales approchent - décontenancer les Parisiens qui plébiscitent les Vél'lib et les vélos, donner l'illusion que l'on lutte efficacement contre l'insécurité routière - à propos, où ai-je lu que les plus gros excès de vitesse étaient commis par les membres de notre cher (sens financier, s'entend) gouvernement? - et remplir un peu plus les caisses de l'Etat - qui ont du mal à se renflouer malgré les ventes de quelques biens ou bâtiments nationaux (cf. l'Imprimerie Nationale). Sérieusement, quand je pense que John et Ponch sont maintenant rémunérés pour surveiller les pistes cyclables, confortablement assis sur leur BMW blanche, ornée des couleurs de la République, je me dis que je tiens peut-être les ficelles pour un scénario entre Les Gendarmes à Saint-Tropez, Chips et Les Ripoux.

Je deviendrai même milliardaire? Ben tiens, au moins, je pourrais sans problème payer les amendes que je récupère à la moindre effraction. Ah, j'oubliais, pendant ma discussion avec John et Ponch, trois scooters ont grillé des feux rouges, trois 4x4 sont passés en téléphonant au volant, et une petite Twingo a grillé consciemment le feu où nous étions stoppés. Ah, j'oubliais aussi, John et Ponch m'ont bien sûr expliqué qu'ils m'arrêtaient pour protéger autrui et ne pas l'escorter par ma faute aux urgences. C'est vrai, avec le 4x4, autrui n'aurait sans doute même pas eu besoin d'y aller. Mais les chauffards, eux, n'ont rien eu à payer. Ils sont électoralement plus rentables?

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jeudi, octobre 04, 2007

Allez savoir pourquoi...

Rude journée aujourd'hui. Ce que je craignais arriva. Ce genre de truc qu'on a pressenti. Et plus on le pressent, en essayant d'y échapper, plus on s'enfonce dedans. Rude journée car la situation fut fort inconfortable.
Je vais donc devoir m'occuper de ce magazine au bord de l'échec... In english, en plus. Autant dire que l'heure à laquelle j'ai pu sauter sur mon petit vélo (oui, je sais Aurél', je dis toujours mon petit vélo)... autant dire, donc, que cette heure fut tardive.
Donc, pour se changer les idées, un peu de musique. C'est tout ce que j'ai à raconter pour ce soir... et ça représente déjà beaucoup.
Ecoutez bien, jusqu'au bout: la chanson porte un beau message. A méditer.

Ah oui, et celle-là aussi:

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mercredi, octobre 03, 2007

A ce rythme...

A ce rythme, je ne vais pas écraser vos yeux sous le poids de mes mots, ni vos oreilles sous la puissance de mes coups de cœur musicaux. Tout ça pour quoi? Pour du boulot. Pour du magazine. Pour des clients. Pour des marques. Triste constat. Mais c'est comme ça.
Pour l'instant, je voudrais quand même donner à voir et à entendre ce que j'ai eu le plaisir de découvrir samedi dernier. Mon Amie La Pieuvre était de passage dans la capitale. Star inconditionnelle d'un Québécois (oui, encore, je sais), elle avait sauté dans le TGV pour voir de ses propres yeux un bonhomme qui habite la scène, qui s'impose devant le Zèbre de Belleville et qui laisse des traces dans les mémoires...
Un côté rock incroyable, mais pas trop star. Un humour avec une pointe d'autodérision. Et surtout, des chansons magiques. Il en a sur tous les thèmes. Bien sûr, l'amour et les peines de cœur. Bien sûr, son point de vue sur l'ordre des choses. Bien sûr, ses souvenirs. Mais il a surtout une telle façon d'agencer les mots et de jouer avec eux comme un jongleur ré-invente l'espace avec ses boules que la découverte du texte semble permanente. Seul en scène avec sa guitare pour unique soutien, il ose. Il avance et le show démarre. Et plus le concert avance, plus ses titres font référence au passé. Jusqu'à se rappeler qu'il aurait voulu être... non, pas un artiste (c'est Charlebois, celui-là... encore un Québécois, je sais, je sais)... non, il aurait voulu être un joueur de hockey. Aujourd'hui, c'est avec sa guitare qu'il marque les esprits. Non? Si si... d'ailleurs, allez voir par là.

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vendredi, août 24, 2007

Calamar agrafé, désagrafé, cicratisé, réactivé!

Bon, c'est vrai, ça fait un bout de temps que je n'ai pas écrit sur ce blog. Un sacré bout de temps. J'ai plein de bonnes raisons. D'abord, alors que certains se font épingler, pour des raisons diverses et variées, moi je me suis fait agrafer! A vrai dire, je ne me souviens plus de tout. La conclusion est visible: j'ai eu 7 agrafes dans la tête. Le reste? Des bribes, en souvenir ou racontées. Mais surtout la question qui s'est posée: les agrafes rouillent-elles??? Car un Calamar qui ne peut pas aller à l'eau, ce n'est pas possible! Non, elles n'ont pas rouillé. Malgré le ciel qui nous est tombé sur la tête en ce bel été, elles ont résisté un bout de temps, avant que le médecin ne les enlève. Et il semble que j'ai résisté aussi. Je ne suis pas plus frapadingue qu'avant.
Ensuite, boulot. Je vous assure que je n'en manque pas en ce moment. Je viens, d'ailleurs, de trouver une des raisons au chômage qui ronge notre société: la surcharge de travail et les marges. Alors, une marge, c'est un truc bien simple: comment gagner le maximum en rémunérant les interlocuteurs que l'on fait travailler le moins possible et en taxant ceux pour lesquels on travaille le plus possible. Conclusion: vous pressez le porte-feuille de celui qui vous a passé commande et pressez celui que vous faîtes travailler. C'est clair? Sinon, dites le moi, je vous donnerai un exemple concret. En tout cas, en ce moment, je calcule les marges. N'en tirez pas comme conclusion que je vais être augmenté, car mes marges sont bonnes. Non, je suis payé pour ça. Pour qu'un Monsieur que je ne connais même pas fasse de bonnes marges (pour lui, c'est quelques millions tous les mois, dans sa poche).
A la marge: le boulot est plus intéressant qu'il ne le fut.
A la marge, encore, je n'ai pas beaucoup écrit car je suis parti. Un peu. Deux fois.
Une fois, . Une autre ici. C'était bien. Et je vous en dirai un peu plus une autre fois. En même temps, quand je pense que pendant que je souffre sur mes marges, certains pas marginaux bronzent ici ou ... oui oui, j'aimerais bien être à leur place.
Tout ça pour dire que ce n'est pas parce que je me suis beaucoup doré la pilule que je n'ai pas beaucoup écrit. Mais parce que j'avais beaucoup à faire. Promis, je m'y remets. Davy Crockett, La Belle Brune et compagnie, je reviens. Si si!!! Mais laissez des mots, ça fait plaisir. Des bises et à bientôt.


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lundi, juin 25, 2007

Lui, il n'y sera pas...

L'an prochain peut-être... Si Charlebois pouvait déferler de nouveau à Capbreton!

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mercredi, juin 20, 2007

Merci Papa Zoulou 32...

Il y a des jours, comme ça, où l'on pense que tout va bien se passer. D'abord, en se levant, on sait que l'on va découvrir pour la troisième journée consécutive, dans ces nouveaux locaux, des collègues, des clients, les habitudes des uns et des autres, bref tout ce qui fait la vie d'une société. On sait aussi qu'on a un rendez-vous important, qui tient à coeur, donc on décide d'être prêt tôt, de partir calmement, de pédaler en dosant - point trop n'en faut, histoire d'être encore présentable en arrivant, en ces temps où perce parfois la canicule. Et on sait aussi qu'il ne faut pas oublier d'acheter la presse, notamment Politis - oui, achetez Politis!

Retour au vélo. On monte donc la côte, content, sourire aux lèvres. Plein d'entrain. Quand, c'est le drame... l'incroyable, à 9h.15, le dérailleur se prend dans la roue arrière. Imaginez le tableau. Beau costume, un peu fashion, belle chemise, un peu claire... Et les mains, très noires parce qu'on est plié, en train de réparer, plutôt d'essayer de réparer les dégâts. Bien sûr, on se dit "p#§µ*n! la réunion commence dans un quart d'heure!" Première réunion clients, c'est bien ma veine. On décide donc de laisser en plan son petit vélo... que l'on récupérera le soir. En courant, on arrive à l'heure, dégoulinant - rappelez-vous, il faisait très chaud mercredi! Par chance, la réunion est décalée d'une petite demie heure. Ouf. Alors, le soir, on rentre, en sachant qu'on a encore quelques trucs à rédiger... Et bien sûr, on passe récupérer son moyen de transport normalement préféré. Qui n'avance plus. Pas de Bon Dieu qui aurait permis de soigner la roue, de l'ôter des griffes du dérailleur. On portera donc la bête. Epuisé, on décide de braver les interdits et de monter dans le métro avec son vélo. Et l'on tombe bien sûr, à peine les premières marches descendues, sur une équipe GPRS: "Ola, vous faîtes quoi là, Monsieur?".
- (Agacé, et dégoulinant) "Euh, je vais prendre le métro".
- "Avec la bicyclette..."
- "Oui, elle ne roule plus"
- "C'est interdit. Laissez, je regarde"
- "Si vous la réparez, je vous en suis éternellement reconnaissant... mais je doute que vous y parviendrez"
- "Il faut couper la chaîne, vous avez un couteau"...
Là, j'avoue, je me dis "heureusement que je n'ai pas de couteau sinon, il va le casser encore plus ce vélo!" et lui fait un signe négatif de la tête.
- "Bon, à titre exceptionnel, alors que c'est normalement interdit, je vous autorise à prendre le métro".
Ouf! Je vais pouvoir regagner mes pénates, et mon ordinateur, et mon interview à réécouter, et mon papier à terminer, à écrire en fait. A peine arrivé à l'entrée, refus de la part du guichetier, mais mon Sauveur arrive: "je lui ai rappelé les règles de sécurité, mais au vu de l'incident, je lui ai donné l'autorisation exceptionnelle de pénétrer l'enceinte du métro avec la bicyclette". Et même qu'il m'a ouvert les toilettes, pour que j'aille me laver les mains, m'a apporté du papier "pour que je laisse aussi propre qu'en rentrant", et m'a dit "si vous vous faîtes arrêter, dites que c'est Papa Zoulou 32 qui vous a autorisé, répétez!". "Ne vous inquiétez pas, un nom comme ça, je ne vais pas oublier!". "Oui, mais c'est important le 32". "Oui, Papa Zoulou 32".
J'ai pu rentrer sereinement chez moi, sourires aux lèvres. Alors, sur ce blog, je le clame haut et fort: "Merci Papa Zoulou 32". Vous voyez, je n'ai pas oublié!

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lundi, juin 11, 2007

Boire un petit coup c'est agréable...

Tout le monde connaît la chanson de fin de repas "Boire un petit coup c'est agréable, boire un petit coup, c'est doux." Et tout le monde connaît aussi la "morale": "mais il ne faut pas rouler dessous la table"... Tout le monde le sait.
Désolé, alors, de parler encore de Sarkovodka. C'est un sujet, visiblement, qui préoccupe un bon nombre de bloggueurs (comme ici) et, enfin, de journaux en ligne (ici par exemple ou encore là et surtout l'excellente "Rue 89"). Enfin, car il est temps... La télé belge a sorti l'affaire depuis quelques jours, et sans l'influence des blogs, sans doute, dans un pays où Lagardère et confrères sont possesseurs de médias, personne n'aurait évoqué l'affaire...
Regardez, mais surtout, allez jusqu'au bout. Pour remarquer les gestes, le regard, les hésitations. Ecoutez bien la réponse à Daniel Vernet...
Voilà comment la conférence de presse a commencé:


Conférence de presse Sarkozy-Poutine

Vous avez bien entendu et regardé? A 30 secondes du début, Nico fait un petit rot. En langage BD, on aurait écrit: "sans agressivité! Hips!".
Réchauffement climatique

Sarkozy et le Darfour

Sarkozy et la diplomatie directe

C'est celle-là qui me sidère le plus, je crois. Comment a-t-il pu oser répondre de la sorte? Quel est le message? Le contenu? La liberté d'un Chef de l'Etat? Depuis quelque temps, dans l'hexagone, nous avons l'impression qu'elle remet vraisemblablement en cause celle des médias. Qui aura le courage de surfer sur le net constatera que le traitement que les télés ont fait de cette conférence de presse refléte bien peu la réalité...
Certains disent que ce sont les défenseurs du Président qui ont mis l'intégralité de la conférence en ligne. Elle est censée révéler à quel point son discours, son argumentaire sont construits et ses propos cohérents. Ah bon? Il semble qu'elle l'accable plus encore. Ce qui est fort peu rassurant sur l'envergure de Sarkozy, sa capcité à se maîtriser. Un seul exemple: la réponse à la question de Daniel Vernet pose problème. Tout comme le comportement du Président dans son ensemble. Il apparaît que quelque chose ne va pas: ses mots, sa gestuelle, sa façon de scander les phrases ne sont absolument pas les mêmes que d'habitude. Surtout, le sens reste mystérieux. D'aucuns disent qu'il est essouflé. Pourtant, tout le monde a en tête cette image d'un Président qui coure, qui effectue ses joggings avec entrain et agilité, bref, d'un sportif à tout épreuve.
D'un seul coup, il déconstruit lui-même cette image idyllique qu'il voulait donner de lui. Malheureusement, la Chambre est déjà bleue...
Alors que s'est-il réellement passé? Et surtout, pourquoi les médias n'en ont-ils pas parlé?

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dimanche, juin 10, 2007

Quand notre cher Président en prend pour cher...

Je vous assure que Calamar s'apprête à passer une mauvaise soirée, une mauvaise semaine, puis un mauvais mois, et même une mauvaise législature. Il faut dire que Sarkoff a obtenu un sacré score aux Présidentielles, qu'il s'est ensuite bien débrouillé en matière de communication pour faire croire que la Gauche et la Droite sont "compatibles" et, conséquence, que les petits partis sont morts. Tout ça ne fait pas rire. Bref, la législature s'apprête à être dure et peu drôle. Voilà pourtant ce que l'on a pas vu en France, ni sur TF1, ni sur France 2, ni sur France 3. Pas la moindre dépêche AFP non plus. J'ai regardé sur France 24, là non plus: rien. Niet en langage vodka. Que se passe-t-il donc dans les médias? Sans doute une coalition des grands démocrates. Enfin, j'imagine...
En tout cas, c'est drôle. Quoi que. Drôle n'est peut-être pas le mot exact. Etonnant. Un brin inquiétant. Voire choquant. Jetez un coup d'oeil...


Cela vaut bien un nouveau libellé: Radar et alcootest. Qui eût cru qu'un jour, notre Très Cher Sarkovodkof se ferait flasher? C'est comme l'arroseur arrosé. De vodka, à bon entendeur...

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jeudi, juin 07, 2007

Danser le madison...

Si j'avais su qu'avec ce titre, dans un billet précédent (ici!), j'aurais autant de visiteurs!!! Visiblement, il y a un paquet de gens, en France, qui veulent apprendre à danser le madison en ce moment. Comme quoi, il est temps de ressortir. D'aller danser le rock. Savez-vous danser le rock? Et la valse? Et le tango?
A ce rythme-là, ce blog va se transformer en école de danse!!!

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samedi, juin 02, 2007

Delerm célèbre sa der des ders...

Dans la catégorie des endurants scéniques, des immaîtrisables, des généreux, le premier nom qui vient en tête, c'est Higelin, prêt à chanter pendant des heures quand, moment magique, une véritable communion existe entre la scène et le public. Dans la catégorie des modèles de la "nouvelle scène", le nom d'Higelin, encore lui, est très souvent répété. Mais entre avoir un modèle, et en prendre le meilleur, il y a une marge, parfois un gouffre. Hier soir, à l'Olympia, on n'était pas déçu. Loin de là. Surprise. Beauté. Humour. Plaisir. Tels sont les mots qui s'imposent. Le concert de Delerm était fabuleux. Tout en humour, tout en générosité. Il commence par une projection. Sourires puis rires dans la salle avec ce film de vacances. Le rideau blanc tombe, les premières notes des Piqûres d'araignée retentissent sous un tonnerre d'applaudissements. Tout cela a un petit côté brechtien, inversé dans un certain sens. Brecht, dans ses pièces de théâtre, introduisait des morceaux de musique, des sons inattendus, des portes qui claquent, des passages drôles dans une triste réflexion, comme effets de style: ses fameux "effets de distanciation". Dans son concert, Delerm introduit des projections, raconte des anecdotes, plaisante, s'amuse et amuse. Qui n'avait pas vu ce concert à la Cigale en novembre dernier ne pouvait s'attendre à tant de mise en scène subtile, à un spectacle aussi construit. Qui révèle le travail de Delerm et de sa jolie bande de musiciens. Ni s'attendre aux petites surprises. Irène Jacob vient, pour un duo charmant, du tout premier album. Delerm joue au chef d'orchestre sur un karaoké avec Mes parents, le titre qui l'a fait connaître... Autodérision et distanciation encore. Alors, en fin de concert, envoûté, le public n'a pas envie qu'il parte. Premier bis: il enchaîne trois chansons. Dont une première, surprise encore, avec Jean Rochefort sur Félicie aussi. Deuxième bis: il en reprend deux. Troisième bis: il s'y colle de nouveau. Assis - debout - assis -debout. Le public est enthousiasmé. Cette fois, c'est la fin. Pas du tout! Il revient, seul. Et comme c'est le dernier concert, pas question de terminer seul. Ses musiciens le rejoignent, qui étaient déjà dans les loges, à se changer. Combien de fois est-il revenu exactement, acclamé à juste titre? Impossible de se le rappeler. Ceux qui ont cru que le concert était terminé, qui sont partis après les saluts le regretteront, car ils ont manqué la der des ders. Finie la tournée. Dommage, car on voudrait bien en redemander! Au rang des endurants scéniques, des généreux artistes, et des drôles de chanteurs, on sait maintenant qui ajouter.
Il faisait si beau à l'Olympia hier soir :-)

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mercredi, mai 30, 2007

Mon Amie l'Artiste

J'ai une copine, Super Maï, qui peint. Très bien. Elle a fait notamment un tableau où dominent le bleu et l'évasion: j'aime beaucoup. Justement, elle s'est évadée. Elle est partie à la conquête du Nord Américain. Ops. Partie. Voilà que tout à l'heure, nous nous sommes attrapés, sur le net. Elle a l'air enchantée de sa nouvelle vie new-yorkaise. Elle m'a dit que c'était génial... et même qu'elle avait le temps de prendre des cours de peinture tous les soirs! Pour peaufiner son style j'imagine. Et vous savez où? Là: http://www.theartstudentsleague.org. Dans cette école où
Jackson Pollock, Mark Rothko, Georgia O Keefe, Louise Bourgeois etc. ont pris des cours. Quand je pense que j'ai peut-être une copine qui va terminer au MoMa!

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