Ben le blog de calamar ! Un seule recette : Passez, venez et revenez. Et participez à la petite cuisine en tartinant un petit billet. Nous le dégusterons sans modération!
jeudi, août 21, 2008
Les States (1)
Donc le Calamar "est parti un beau samedi comme un maudit malfaiteur", comme chanterait l'autre ;-)
Paris, restaurant, lessive, Lolo, Yas', Steph' et puis une courte nuit de sommeil - tant qu'à faire, autant continuer sur la lancée. Pourquoi? Pour ça!
C'est vrai, j'ai abandonné sur mon chemin tant de choses que j'aimais bien. Je n'ai même pas dit adieu à tous amis. Bon, je suis revenu. Sans un sou, c'est sûr! Mais bon, c'est ue autre histoire. En attendant, après la courte nuit, il avait fallu se lever, et ça avait marché. Le Calamar prit ses cliques et ses claques, valise à la main et sac au dos et ops, direction l'aéroport. Là, il a retrouvé sa fidèle cops, plus besoin de la présenter... Elle arrivait fraiche et dispose malgré l'heure plus que matinale elle avait dû se lever. Autant dire que les 15 heures de vol s'annonçaient champêtre, en plein ciel. Billets en main, valise en soute, et même si ce n'était pas un grand Boeing, mais un bel Airbus, il ne restait plus qu'à attendre le décollage... pour gagner Los Angeles!
Trahison à la cause francophone, certes, mais bonheur des yeux en tout état de cause.
Le Calamar reprend du service (3 - et fin... juste pour ce titre!)
La fête avait battu son plein. Le stade de Capbreton, envahi par une foule en transe, se vidait peu à peu de son public après un concert très festif de Cali. C'était vendredi. Et déjà, il fallait songé au départ. Quelle destination?
C'est vrai. Après une petite semaine à rencontrer des Daniel Boucher, des Stéphanie, des Jenny, à boire du Canada et débattre en québécois, à être avec des Momo, Pieuvre, Jean-Mi et tant d'autres passionnés par la défense de la cause, c'eût été logique. Aller déferler sur le Nord Américain, "revoir Montréal" comme chanterait l'autre mais le grand Boeing bleu de mer ne prenait pas cette destination. Mais le concert s'achevait. Et ces idées passaient fugitivement.
D'abord, les préoccupations étaient autres: songer à se lever le lendemain, pour ne pas rater le train pour Paris, préparer une nouvelle valise, car, vous l'entendrez bientôt, "j'me marie avec une valise", comme le dit, c'est un scoop, Thomas Fersen. Ou encore, plus terre-à-terre, que manger en rentrant? La dernière question est la plus simple à résoudre: prendre la direction du Compoir du 11ème, un fameux lieu où les Amis sont toujours au RDV. D'autres, sans doute, pensaient à prendre le large... Oui oui... Le Capitaine des Déferlantes mena son équipe d'une main de maître, de ce que le vent des blogs a rapporté.
Le lendemain, levé aux aurores (euh, disons, de mémoire de Calamar, vers 10h30 - mais tout dépend de la dose de sommeil accumulée, comme de celle en retard), histoire d'aller saluer Momo le Dirlo (qui accordait déjà des interviews!), de sauter dans la voiture de Christian et de rejoindre Dax. La Gare de Dax! Ah. Le café qui réveille et symbolise le retour sur la capitale comme le pot en arrivant l'entrée dans la phase estivale et festivale. Ce TGV sur le quai, qu'on a hâte de quitter en arrivant. Peur de râter en repartant, mais en même temps, qu'on aimerait bien ne jamais devoir regagner si l'instant du festival pouvait se figer. Gare de Dax, donc, le train était à l'heure. Des étoiles filaient encore, là-bas, en bord de mer, préférant les bords des plages aux bords de lits d'un LEP. Les Cowboys fringants, eux, entonnaient les leurs ailleurs. Mes Aïeux tournaient dans l'hexagone. Et j'allais partir. Mais pas pour Québec. Pas tout de suite, en tout cas.
Le Calamar, lui, allait plonger ses tentacules dans d'autres eaux salées...
J'en étais donc à la recette du cocktail pour la réussite, je parlais des nuits longues (et reposantes), des repas et de l'eau avalée en quantité (suffisante).
Bon, d'accord, Fayo a encore la première place au top, mais quand même... toute une salle qui danse sur Mes Aïeux, c'est excellent!
Très belle découverte aussi, Samian. Rencontre avec Pierre Barouh. Les Cowboys fringants ont fait danser les foules, eux-aussi. Cali a pris un bain (de foule). Et tout et tout. Manquaient quelques personnes à l'appel: Vincent, qui faisait chauffeur pour un mariage ;-), Aurélia, qui a préféré le plages tunisiennes, Yas, qui n'avait pas assez de vacances pour venir. Ce fut malgré tout un très beau festival. Vivement la 12ème.
J'avoue, je n'ai pas été très prolixe ces derniers temps. Jours? Ou semaines? Non, mois. Rien ne garantit, bien sûr, que le retour ici annoncé du Calamar sera durable. Question de développement. Et, en ces temps de réchauffement climatique, qui sait!
En tout cas, le Calamar est parti déferler sur les plages. De l'Ouest, du Sud-Ouest. Des Landes d'abord. Pas beaucoup de plage, non, mais beaucoup de fête, de bonheur, de musique. Un Monsieur nommé Momo le Dirlo a encore organisé un bien beau festival. On a fait la fête. On a mangé (beaucoup) et bu (pas trop) et dormi (énormément) - euh, je ne suis pas sûr de l'ordre des parenthèses ;-)
Le tout en photo... Ou, si vous préférez, un roman photo!
Voilà, donc, Momo le Dirlo, en pleine action: interview pour la radio. Notez la passion qui l'anime, sa main s'élançant telle celle d'un tribun cherchant à convaincre!
Heureusement, la presse armée non d'un micro, mais d'un appareil photo, était là pour veiller et attraper au vol cette image intense, qui vaudrait des fortunes dans la presse people.
Mais ce n'est pas tout. Car sur un festival, il faut exercer des tâches diverses et variées. L'an passé, il paraît que d'aucune a dû repasser les chemises... et les boxers d'un artiste fameux, cette année, un autre artiste néanmoins fameux, mais moins connu de ce côté-ci de l'Atlantique a donné du fer à repasser, comme d'autres du fil à retordre. Non, rien à coudre, rassurez-vous...
Au passage, regardez ce dos courbé sur la tâche. L'élan du bras pour ne pas commettre le moindre faux plis qui aurait pu être assimilé à un faux pas: le manque de professionnalisme. Ah, il en a de la chance Momo le Dirlo, d'avoir une telle équipe de choc, multi tâches, se répétant sans cesse "c'est quand le bonheur?". Et affirmant, immédiatement, "ben, à Capbreton!". D'ailleurs, le public ne s'y est pas trompé qui est venu nombreux saluer les artistes divers et variés présents.
En tout cas, rassurez-vous, la lingère a survécu à cette oeuvre. Elle a même reçu des remerciements chaleureux de l'Artiste Majuscule pour sa collaboration remarquée à un spectacle réussi. Et oui, n'oublions pas, le Diable se niche parfois dans les détails. Y compris dans les plus petits plis des chemises.
Fin connaisseur du marketing (une formation en marketing politique, peut-être?), Momo le Dirlo avait confié à de splendides créatures les tâches marchandes. Histoire d'attirer le chaland? Sans aucun doute, la preuve par l'image...
L'histoire ne dit pas, cependant, si l'acquéreur, les yeux plongés dans... les titres du Cd, a succombé aux charmes évidents et aux talents oratoires de la Miss Festival!
Si elle est reconduite l'an prochain, gageons que cela signifie que les bénéfices (sur ce poste) furent bons.
Un bon Dirlo ne se promène jamais sans: a) son portable
b) sa Belle Tendre et Chère... Obligée, notons-le, de porter de noires lunettes pour éviter d'être poursuivi par de mauvais paparazzis. Seuls les meilleurs ont rarement réussi à fixer son image... Une exclusivité de Calamar, donc.
c) une bande de jeunes (de tous âges)
Tout ce savant cocktail donne un fabuleux festival... Par ici pour avoir plus de détail. D'ailleurs, c'était quand le bonheur? A surfer sur internet, on se dit que c'était bien là-bas, et pas que pour les bénévoles chics et chocs...
J'étais censé préparer un plan de cours, sur 14 séances (Clairounette, je vais avoir besoin de tes Lumières je crois). Puis, j'ai été poké. Sur Facebook. Conséquence du pok, du tac-au-tac, je quitte mes recherches et mon document .doc pour aller faire un tour sur ce site qui devient un tic, voire un TOC. Et toc. Dans la logique, toujours, d'éviter soigneusement de bosser, inconsciemment, bien sûr, je regarde un peu autour de moi sur le trombinoscope virtuel. Puis je vais sur My Space. Ecoutant Higelin, je vais faire un tour sur les Déferlantes francophones et tout s'enchaîne. Jusqu'à ce que j'arrive sur le site de Julie. Julie, c'est une adepte de Capbreton. Elle a aussi un TOC: elle ne se balade jamais sans sa caméra et nous chope à la débottée dans des instants parfois incongrus. Genre, danseur de syrtaki. Fin de nuit au micro, voix portée par les élans sans doute alcoolisés. Genre, on se marre bien et toc, c'est comme si elle pokait avec son engin. Julie aime bien la musique aussi. Et elle aime bien aussi Guy-Philippe Wells. Du coup, elle a mis sur son site My Space un morceau de ce jeune chanteur à texte. Et là, c'est malin, je n'ai pas pu me remettre à mes recherches, parce que j'ai aussitôt cliqué sur le My Space de Guy-Philippe. La voix chatouille mes oreilles. Les textes, truffés de jeux de mots, d'une sensibilité extrême, d'une poésie magique inondent mon cerveau. Parfois des frissons traversent la peau, parfois des sourires pointent sur le bout des lèvres. Conclusion? Je suis encore là, à chercher des morceaux en entier sur la planète internet. Car, en ces temps de mondialisation, Monsieur Wells n'est pas encore diffusé en France. C'est triste. Ah la la. Bon, ben, si je n'arrive pas à me lever demain, je dirai "c'est la faute à Monsieur Wells!". Mais ça fait plaisir!
C'est comme ça. Parfois, il ne faut pas chercher à comprendre. On loupe un train et ops, jamais on ne prend le suivant. Donc, ce soir, j'ai loupé celui de minuit, parce que je coupais des carottes. Ben oui. Eplucher des carottes, c'est communautaire. C'est pour le déj' demain, au boulot. Oui, parfois je lance des idées comme ça: tiens, on va faire un déjeuner communautaire. C'est malin, je me retrouve à éplucher des carottes en rentrant à pas d'heure, alors que Soeurette m'avait gentillement proposé de passer dire bonsoir, et d'attraper un morceau de brownie en même temps. Mais bon, comme j'ai terminé le book de relecture pour l'industrie lourde, et les chemins de fer pour l'automobile, je suis rentré tard, ai épluché les carottes, dis bonsoir à Sylvain sur Facebook (oui, nous avons des échanges profonds et intenses sur Facebook, à tel point qu'il suggère qu'un sociologue se penche sur eux...) et ai loupé mon train. De sommeil. Il y a une autre raison. J'ai un pot d'enfer en ce moment. Là, lire un pot comme déclaration. Je me serais trompé. Et de beaucoup. Et ça, ça m'énerve. Non, mes Amis ultra-libéraux: pas de payer des impôts. De me tromper. Parce que je ne cherche pas à rouler la communauté. On y revient, tiens. Mais parce que je suis convaincu avoir raison et visiblement, c'est un petit truc qui a sauté sur internet. Genre la petite case qu'il faut cocher. Tout cela me turlupine. Et comme j'ai loupé mon train, je fais les 100 pas sur le quai de la gare "Bonne nuit". Même pas le courage de lire ce soir. Ni d'écrire des mails. Alors que bon, là, c'est abusé. J'avais promis des coups de fil, même pas passés ce week-end. A Monsieur le Chef (de la musique francophone d'Amérique du Nord), à Madame son Assistante, à Madame qui s'est fait inspecter aujourd'hui. Heureusement, j'ai nourri Boubou ce week-end. Je n'ai pas laissé dépérir la petite bête de Clairounette (partie faire la belle à Londres) et Sylvano (parti fare l'italiano). Bon, en attendant, en cherchant une chanson que j'aime beaucoup sur internet (Edgar Bori, Ce sont), voilà que je trouve cette petite chanson de Grand Corps Malade. Alors, que chacun en écoute. C'est marrant, elle parle aussi d'un métaphore ferrée. Bon ben, bonne écoute.
Rude journée aujourd'hui. Ce que je craignais arriva. Ce genre de truc qu'on a pressenti. Et plus on le pressent, en essayant d'y échapper, plus on s'enfonce dedans. Rude journée car la situation fut fort inconfortable. Je vais donc devoir m'occuper de ce magazine au bord de l'échec... In english, en plus. Autant dire que l'heure à laquelle j'ai pu sauter sur mon petit vélo (oui, je sais Aurél', je dis toujours mon petit vélo)... autant dire, donc, que cette heure fut tardive. Donc, pour se changer les idées, un peu de musique. C'est tout ce que j'ai à raconter pour ce soir... et ça représente déjà beaucoup. Ecoutez bien, jusqu'au bout: la chanson porte un beau message. A méditer. Ah oui, et celle-là aussi:
A ce rythme, je ne vais pas écraser vos yeux sous le poids de mes mots, ni vos oreilles sous la puissance de mes coups de cœur musicaux. Tout ça pour quoi? Pour du boulot. Pour du magazine. Pour des clients. Pour des marques. Triste constat. Mais c'est comme ça.
Pour l'instant, je voudrais quand même donner à voir et à entendre ce que j'ai eu le plaisir de découvrir samedi dernier. Mon Amie La Pieuvre était de passage dans la capitale. Star inconditionnelle d'un Québécois (oui, encore, je sais), elle avait sauté dans le TGV pour voir de ses propres yeux un bonhomme qui habite la scène, qui s'impose devant le Zèbre de Belleville et qui laisse des traces dans les mémoires... Un côté rock incroyable, mais pas trop star. Un humour avec une pointe d'autodérision. Et surtout, des chansons magiques. Il en a sur tous les thèmes. Bien sûr, l'amour et les peines de cœur. Bien sûr, son point de vue sur l'ordre des choses. Bien sûr, ses souvenirs. Mais il a surtout une telle façon d'agencer les mots et de jouer avec eux comme un jongleur ré-invente l'espace avec ses boules que la découverte du texte semble permanente. Seul en scène avec sa guitare pour unique soutien, il ose. Il avance et le show démarre. Et plus le concert avance, plus ses titres font référence au passé. Jusqu'à se rappeler qu'il aurait voulu être... non, pas un artiste (c'est Charlebois, celui-là... encore un Québécois, je sais, je sais)... non, il aurait voulu être un joueur de hockey. Aujourd'hui, c'est avec sa guitare qu'il marque les esprits. Non? Si si... d'ailleurs, allez voir par là.
Musique. Mes aïeux, un groupe québécois à écouter attentivement et à découvrir sur scène absolument. Tire-toi une bûche, le nouveau coffret CD-DVD du groupe québécois Mes aïeux, commence par Lettre à ma descendance. Dernière phrase de cette lettre : « Chante, et le Québec ne mourra pas. » Cette introduction situe parfaitement l’univers de Mes aïeux. En 1995, les Québécois sont appelés à se prononcer, par référendum, sur leur souveraineté - autrement dit, leur indépendance vis-à-vis du Canada. Pour la deuxième fois, c’est un échec pour les indépendantistes. « Nous voulions ne pas laisser mourir cette culture québécoise francophone, la célébrer pour avoir du plaisir », explique Stéphane Archambault, le parolier et un des fondateurs du groupe. « Alors nous avons mis ensemble un paquet d’influences musicales québécoises et mondiales, autour de ce ciment qu’est le folklore ». Et ainsi ce qui n’était qu’une bande d’amis grattant quelques airs en soirée va prendre de let jouer dans des bars, puis dans des salles sans cesse plus grandes. Ils sont aujourd’hui sept à arpenter les routes du Québec et maintenant d’Europe avec leurs airs inclassables. Traditionnels ? Sans doute, mais le qualificatif est restrictif. Folkloriques ? C’est la base de leur travail, mais le mot n’en révèle pas l’étendue et la modernisation qu’ils apportent. Festifs ? Assurément, à en voir les spectacles où les foules sont vite debout à se dandiner sur leurs rythmes divers, du rock au reggae, du flamenco au rap, en passant par des moments plus « trad ». Assurément aussi parce que le groupe joue réellement ses chansons, les interprète au sens littéral du terme. Ils sont dans la droite continuité de leur formation en théâtre, directement perceptible sur scène. Ils osent, se lancent dans des reprises incongrues, travestissent les paroles pour exprimer tout haut ce qu’ils pensent. « J’écris les textes, ça passe par le comité ; et tout le monde doit accepter chacune des phrases, assumer chaque mot dit », précise Stéphane Archambault. C’est peut-être là une des marques de leurs qualités : savoir partir d’une culture commune pour faire passer un message. Car au Québec, « tout ce qui est culturel devient rapidement politique. Le fait d’opter pour le français dans une mer d’anglophonie est un geste de résistance ». Mais leur résistance va plus loin et la portée de leurs propos dépasse largement les frontières de leur contrée. Dégénérations, par exemple, narre l’évolution d’une famille, sur fond de dénatalité et de montée de l’individualisme - chanson qui leur a permis de se faire remarquer du généticien et philosophe Albert Jacquard. Dans Qui nous mène ? la métaphore maritime est là pour appeler au courage face aux gouvernements qui se laissent submerger par le flot de la mondialisation. Et, enfin, Remède miracle s’en prend avec humour à la surmédication, une chorégraphie délirante accompagnant la prestation scénique. Si Mes aïeux veulent amener les gens à réfléchir et prendre conscience des problèmes de notre société, ils savent que « la chanson doit prétendre être l’étincelle qui met le feu, mais elle n’est pas le feu. L’engagement, c’est sur le terrain social, dans le mouvement ». Entre tradition, réflexion et modernité, Mes aïeux rappellent quelques vérités et allument plein de petites étincelles, dont celles du plaisir des oreilles, de la fête et de la résistance. (1) Mes aïeux : Tire-toi une bûche (disques Victoire). En tournée en juillet : le 13 à Montivilliers, le 14 aux FrancoFolies de La Rochelle, le 15 à Valras, le 17 à Châlons-en-Champagne, le 19 aux FrancoFolies de Spa, le 21 à Cannes et le 22 à Rochefort. Toutes les dates sur le site : http://mesaieux.qc.ca Fabien Perrier
À Capbreton (Landes), les Déferlantes francophones célébreront leur 10e anniversaire, du 18 au 21 juillet inclus. C’est un moment unique où découvrir les nouveautés de la musique francophone d’Amérique du Nord, ou des artistes sensibles à cette question. Au programme cette année : Jacques Higelin, Edgar Borie, Plume Latraverse, La Chango Family, etc. Renseignements sur le site Internet: www.deferlantes-francophones.com
Album . Le chanteur louisianais francophone, Zachary Richard, sort Lumière dans le noir, un album lumineux malgré la gravité des thèmes abordés. Rencontre. Zachary Richard, cinquante-sept printemps et quelques albums (dont le fameux Travailler, c’est trop dur), a profondément été meurtri par l’ouragan Katrina. En français, il exprime ses révoltes et nous parle de ses combats, de la francophonie à l’environnement. Votre nouvel album est très ancré dans l’actualité. Zachary Richard. Pour écrire, je suis tributaire de l’inspiration. Il m’arrive qu’un rêve, l’amour ou la peine d’amour, donne une chanson. C’est le cas pour Ma maison étrangère, Mama Luna. Et parfois, il y a des accidents de parcours. Comme quand, à Paris, je vois, dans un documentaire bouleversant, des témoignages des rescapés du génocide rwandais. J’ai transcrit le texte quasiment mot pour mot. Cet après-midi-là, j’avais déjà une mélodie en tête. Alors, j’ai fait Ô Jésus, même si initialement je n’avais pas l’intention d’écrire sur ce sujet. Ensuite, 2005 a été une année très difficile d’où une certaine mélancolie. Enfin, si les mélodies me viennent assez facilement, il m’est plus difficile de trouver un sujet qui mérite que j’en parle. Je deviens de plus en plus exigeant quant au texte. Et je ne suis pas suffisamment prolifique pour abandonner une chanson, même si le sujet est trop lourd ! Vous éprouvez donc le besoin de vous exprimer par la chanson ? Zachary Richard. Oui, même si c’est d’abord l’émotion qui compte. Quand la chanson peut avoir une ampleur qui dépasse le divertissement, je suis doublement satisfait. Seule m’importe la qualité de la chanson : son texte, sa mélodie, son interprétation et la production qui met le tout en valeur. Le sujet est secondaire. Sur cet album, je parle de sujets durs comme Beyrouth, la pollution, le Rwanda ou l’ouragan Katrina. Mais il y a toujours une lumière dans le noir, dans toutes les épreuves. Je n’ai pas la prétention de penser que grâce à une chanson, on va arrêter le génocide, mais elle est une sensibilisation. Que représente pour vous la culture francophone ? Zachary Richard. Je suis américain, anglophone de formation, d’éducation et de culture. Mes grands-parents, qui appartenaient à la dernière génération monolingue francophone de la Louisiane, étaient mon attache à la francophonie. En 1900, 85 % de la population du sud-ouest de la Lousiane était monolingue francophone, en 1950, 50 %, et aujourd’hui moins de 12 %. Alors, par amour pour eux, j’essaye de développer ma maîtrise de la langue française, écris et lis en français. Mais en Louisiane, c’est difficile de faire un achat sans parler anglais. C’est une lutte quotidienne que de ne pas parler anglais ? Zachary Richard. Une lutte, oui. Mais pas quotidienne, ce serait bien trop fatigant ! Il y a une volonté réelle de préserver la langue mais, malheureusement, pas beaucoup de moyens. Une question se pose : quels aspects de la culture pourrons-nous transmettre sans la langue ? La culture musicale, la tradition de joie de vivre, une vision du monde typiquement latine, française, un style de vie ? Sans la langue, nous risquons de perdre un grand bout de notre identité. Cette question sera réglée par une prochaine génération. Que signifie alors le fait de chanter en français ? Zachary Richard. Je suis francophone militant depuis longtemps. J’appartiens à une minorité : toutes les communautés francophones d’Amérique du Nord, même au Québec, sont dans une situation fragile. Il est tout à fait imaginable que le français disparaisse du Québec d’ici quelques générations. Vivre dans une situation minoritaire renforce notre engagement. En même temps, je suis aussi auteur et compositeur de langue anglaise et fier de l’être. Je vis pleinement là-dedans, sans conflit culturel. En anglais, j’ai beaucoup plus de possibilités d’exprimer une espèce de légèreté. Le français me donne quelque chose que je ne voudrais jamais perdre : une possibilité de résister. Enfin, je veux éviter que cet héritage divague vers le folklore. Le plus grand danger en Louisiane est que l’on devienne des espèces de caricatures de nous-mêmes, avec nos vieilles chansons d’antan. Nous allons tout faire pour empêcher que le rouleau compresseur de la culture américaine nous passe dessus. Dans mes spectacles, y compris à Québec ou en France, je vais toujours chanter un peu en anglais et aux États-Unis, je vais toujours chanter un peu en français. L’ouragan Katrina a-t-il changé la perception de la question environnementale aux États-Unis ? Zachary Richard. Malheureusement non ! La classe politique n’a pas osé prendre les décisions qui s’imposent pour sauvegarder la communauté à long terme. On a encore une fois écouté les riches qui en Louisiane sont les compagnies de pétrole et les investisseurs fonciers. En 2005, la vieille ville n’avait aucune goutte d’eau, car elle est située au-dessus du niveau de la mer. Nous continuons à construire en dessous de ce niveau. Avec le réchauffement de la mer, l’élévation du niveau de la mer, nous continuons à faire les mêmes erreurs ! Entretien réalisé par Fabien Perrier
Lorsqu’en 2005, l’ouragan Katrina ravage le sud des États-Unis, Zachary Richard est en pleine écriture. Son disque en porte la marque par un texte, la Promesse cassée, par la participation imprévue à l’album de certains musiciens qui, ayant perdu leur maison, se sont réfugiés chez lui. Inconscient signe prémonitoire, peut-être, certaines de ses chansons déjà prêtes abordaient les questions environnementales et sociales : les ouragans déjà survenus (l’Île dernière), les populations qui résistent à ceux qui veulent les chasser (la Ballade de Jackie Vautour), les bélugas, ces baleines en voie d’extinction (la Ballade de DL-8-153). À l’écoute, l’album semble très construit, comme si les morceaux se répondaient entre eux ; comme si leur auteur voulait dire combien les hommes ont parfois du mal à tirer les leçons de l’histoire. Mais c’est juste une question de hasard. Suffisamment heureux, dans ce malheureux contexte, pour donner un merveilleux opus où se mêlent rythmes country, folk, rock et blues, aux accents jazz ou cajuns, et où apparaissent des invités aussi éclectiques que Francis Cabrel, Sanseverino ou encore Ani DiFranco.
Album. Thomas Hellman illustre la diversité de la scène québécoise. Il est rare de « lancer » un jeune artiste avec un coffret de deux disques sauf qu’il révèle bien qui est Thomas Hellman. C’est « une idée de la maison de disques pour briser les catégories », explique ce jeune chanteur québécois. « L’idée était de montrer le côté particulier, la dualité de ce que je fais : la rencontre du folk américain et de la chanson française. » Dualité et rencontre : deux mots-clés qui lui sont apparemment bien adaptés. Car Thomas Hellman, né d’un père texan et d’une mère française, semble naviguer dans un entre-deux permanent et séduisant. Entre deux langues, entre deux styles, entre deux continents en quelque sorte. En 2005, il signe un contrat avec le label Justin time au Canada et enregistre l’Appartement, un album presque intégralement en français, premier volume du coffret. Pourtant, alors qu’il était encore étudiant, à plancher sur Beckett, bilinguisme et identité, il commettait bon nombre de ses chansons en anglais. Certaines d’entre elles sont regroupées dans Departure Songs, le second volume. « Au Québec plus qu’en France, les gens sont habitués à parler avec des gens complètement bilingues, dit-il. J’ai vraiment deux langues maternelles, deux outils de création que j’utilise comme deux instruments de musique, en fonction de la chanson, en fonction de l’inspiration. » Or tout l’inspire, avoue-t-il. Ses paroles le reflètent bien : de la fille d’à côté à la déception amoureuse, des saisons à sa grand-mère, tout y passe. Sur des rythmes variés, folk, ballades, country, chanson française tendance « nouvelle scène », il croque son quotidien, avec talent et humour. Sur scène, il mélange les mêmes ingrédients : bilinguisme, reprises inattendues de classiques et autodérision. Un bel exemple de la diversité musicale québécoise à découvrir, au gré de ses envies : on y trouve toujours une mélodie à piocher, une nouvelle à écouter, un univers dans lequel s’engouffrer. Thomas Hellman, L’Appartement - Departure Songs (Harmonia Mundi).
Poussière demain? Grandeur des refrains? On verra tout ça bientôt... Si si. Là!
La musique francophone d'Amérique du Nord va encore déferler. Et nous avec. Petits bénévoles volant vers le Cap(breton, mais très landais) de la fête et des plaisirs. Volant vers de lyriques envolées à la Higelin. Si si (ici).
Mais en attendant, si vous voulez vous échapper, à Paris, évasion gustative garantie dans un petit resto'... un clic? Oui, un clic et ça vous envoie au 20ème Ciel, Art, pardon, le 20ème Art donc, par ici!!!
C'est une complainte et une réflexion, celle de ces forestiers d'Amérique du Nord. C'est une réflexion en chanson. Qui déferle depuis dix ans sur les plages de Capbreton. Et qui déferle parfois dans les pages des meilleurs journaux. Comme ici, ou là. Qui déferle aussi sur le net, bien sûr, et vous n'avez que l'embarras du choix: un petit clic par-ci, un autre par-là, à moins que vous ne préfériez ici ou encore là. Ou enfin, une petite recherche Google. Voilà ce que ça donne: "Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 21 900 pour déferlantes francophones". IN-CON-TOUR-NA-BLE. Tel est le mot.
Tout ça pour vous donner un avant-goût de ce qui va se passer bientôt... Répétons. Un festival, c'est un paquet d'ingrédients amoureusement choisis et mélangés. Une dose de bonne humeur. Et un paquet d'humour. Le tout dans l'harmonie. Un peu comme un journal finalement. Je vous invite de nouveau à acheter celui dont l'image apparaît (ci-après) parce que l'interview avec les Têtes raides vaut vraiment le coup... Sans compter le reste! Chanson, réflexion et politique sont-elles étroitement mêlées?
J'aurais tendance à penser que oui. Que la chanson est un vecteur accessible à tous et qu'elle porte des messages directement compréhensible. Qu'elle fait passer les plus beaux messages, les joies comme les peines. Qu'elle fait penser en sussurant aux oreilles. A vous d'écouter, et de juger.
À peine connu en France il y a encore trois ans, ce groupe de la région de Montréal - quatre garçons, une fille, âgés de vingt-sept à trente et un ans - a maintenant trouvé son public dans l’Hexagone. Sur des rythmes à la fois trad’, folk, country ou rock, aux accents parfois légèrement punk, ils font danser les foules. À l’origine du projet ? L’envie de faire la fête en musique. Initialement, les Cowboys Fringants parodiaient les musiques country. Puis, ils se sont fait connaître et ont dépassé ce créneau sans jamais abandonner leur bonne humeur. Ils le disent eux-mêmes : « Nous sommes un groupe de musique festive, qui porte le plaisir et la joie de vivre. » À l’origine de leur déferlement sur les ondes et dans les bacs hexagonaux, Internet. « Nous n’avions pas le désir de "conquérir" le marché européen, tout comme nous n’avions pas eu celui de "conquérir" le marché québécois », expliquent-ils. C’est le public français qui les a réclamés après les avoir découverts sur la Toile. Joli succès d’entrée de jeu : le 2 avril 2004, alors qu’il n’existait pas de label ici pour les diffuser, ils remplissent pourtant l’Elysée-Montmartre, à Paris. C’est sans doute en écoutant de près les paroles que l’on comprend cet engouement. Ils sont autre chose qu’une simple bande de jeunes qui fait swinguer et transforme en salle de bal la moindre salle de spectacle. Qu’ils tracent le portrait d’un de leurs compères ou qu’ils rendent hommage à René Lévesque, ex-premier ministre québécois indépendantiste, qu’ils brossent le tableau de la société qui nous entoure ou parlent d’environnement, les Cowboys Fringants ne chantent pas que l’air du temps. Critiques dans 8 secondes, où ils rappellent que « toutes les huit secondes, un enfant crève au tiers-monde parce qu’y a pas accès à l’eau » alors que « se génèrent des profits immondes ». Ironiques dans Si la vie vous intéresse où la société de consommation en prend pour son grade. Sensibles dans La Reine, quand ils vantent la bienveillance d’une femme qui « la nuit faisait sa tournée distribuant des toasts et un peu de café », les Cowboys Fringants jouent sur différents registres et offrent à la fois une réflexion et une vision du monde qui dépasse largement les frontières du Québec. « À travers une situation ou un personnage, les gens qui nous écoutent peuvent se reconnaître, voire mieux comprendre une situation », revendiquent-ils. Aux mélodies, comme aux paroles, pourtant, une seule personne : Jean-François Pauzé. Il écrit et « gratte les airs ». Les arrangements sont collectifs : une alchimie festive et réflexive qui caractérise les Cowboys Fringants. Ils sont là pour « toucher les gens, par rapport à leur propre vie, par rapport à leur désir de changement, ou à leur avenir ! » et les mélodies sont à l’avenant. Entre insolence, contestation et propositions, les Cowboys Fringants insufflent un air frais québécois qui fait du bien, tout simplement. Disque : La Grand-Messe (Exclaim). Pour en savoir plus : www.cowboysfringuants.com À noter aussi la sortie du CD de Marie-Annick Lépine, la violoniste, accordéoniste et voix féminine du groupe : Au bout du rang (Exclaim). Fabien Perrier
Les résultats du 1er tour des élections présidentielles viennent de tomber. Le public a déserté les soirées télévisées et rejoint le Magic mirror installé à Rennes, où ont lieu les concerts pendant le festival Mythos. Il faut dire que les organisateurs ont fait très fort pour l’ouverture en invitant le groupe québécois Les Cowboys Fringants. C’est leur première date en France sur cette tournée printanière. La salle est archi-comble. Des jeunes et leurs parents, des adolescents, des trentenaires… Tous, quel que soit leur âge, reprennent en chœur les refrains. Tous chantent les paroles qu’ils savent par cœur jusqu’aux mots en joual, l’argot québécois. Et, paradoxe presque au regard des chiffres tombés, les poings se lèvent sur « néo-libéralisme ! NON ! » d’En attendant, une des chansons engagées de l’album La Grand-Messe.
Mon Amie la Pieuvre se moque gentillement de moi sur son blog. Allez y faire un tour, c'est par là. Si ça rame, c'est sur ce billet exactement, mais comme le blog est très bien, je vous invite, bien entendu à lire un peu plus que ce billet.
Je contextualise. Dans un billet précédent (en date du 27 avril 2007, je suis assez prolixe en ce moment!), je signalais la découverte d'un CD que je trouve très beau: Au bout du rang, de Marie-Annick Lépine. Marie-Annick Lépine est la seule femme dans le groupe Les Cowboys fringants. Chanteuse, violoniste, accordéoniste, et j'en oublie, elle a sur scène une pêche incroyable et un sens du groupe qui transparaît quand on la voit sur les planches, ou en interview. Qui eût cru qu'elle fasse un CD solo, aussi calme, mélancolique, un peu nostaligique même?
Une des chansons de ce CD me touche plus particuliérement, moi, Pôôôôôvre Calamar esseulé. Je ne l'avais pas trouvée mais comme Pieuvre est une chouette fille, elle a trouvé comment vous la faire entendre:
Merci P'tite Pieuvre!
Franchement, je trouve cette chanson très réussie, comme d'autres sur l'album. La première par exemple: "Les mines du Nord". Elle se pourrait qu'elle trouve un écho en France d'ailleurs... Le "Vieux jazzman" compte l'histoire d'un chanteur, "amoureux de son métier" qui veut "jouer avec sa gang de musiciens" et qui n'est payé qu'en nature, dans les bars. Petite nouvelle en musique, encore, avec "Sous observation", rythmes plus enlevés, pour une opération et quelques temps passés sur un lit dans une chambre d'hôpital, pour une jeune maman. Et à souligner, la voix de Catherine Durand. Elle donne un écho qui envoie l'auditeur dans le Grand Nord. "Au chalet" pour un Noël blanc confirme cette évasion.
Nouvelles, comptines, portraits de famille et une reprise. Tels sont les ingrédients de cet album. Franchement, il est bien!
"Bonjour ! Le samedi 28 avril à 16h, nous vous proposons une Conf' Chantée consacrée à l'un des plus grands chanteurs québecois : Félix Leclerc. Cette conférence sera assurée par Monique Giroux, journaliste à Radio Canada et spécialiste incontestée de la chanson, et par Thomas Hellman, l'un des chanteurs les plus doués de la jeune scène québecoise, qui interprètera six titres de Félix Leclerc. L'entrée est gratuite ! Invitez vos amis... Le premier album de Thomas Hellman (L'appartement, sorti au Québec en 2005) paraîtra en France dans quelques jours chez Harmonia Mundi. Vous pouvez découvrir cet artiste sur son site ou sur myspace."
Une conférence chantée. Quelle drôle d'idée! Quelle bonne idée! Visuellement, voilà ce que ça donne:
"C'est un petit bonheur / Que j'avais ramassé /
Il était tout en pleurs / Sur le bord d'un fossé"
Quelques paroles que toute la salle reprend en choeur. Le parcours de Félix Leclerc raconté, avec une saveur sans pareille, par Monique Giroux. La salle de la Maroquinerie, côté resto, pas le sous-sol, était emplie d'un soleil sans pareil. La voix de Thomas Hellman, ses accords sur sa gratte, contribuaient à diffuser une émotion à la fois joyeuse et reconnaissante, bel hommage à ce grand Bonhomme de la chanson française, euh pardon francophone, émotion sans pareille, bien sûr. Quelques anecdotes, tour à tour marrantes, tendres, succulentes, émouvantes furent racontées. Et pour ceux qui n'y étaient pas, rassurez-vous. Bientôt, tout sera en ligne, sur www.lehall.com. En attendant, réécoutez vos classiques!
Il y a des jours comme ça, on met un album dans le lecteur CD, sans trop savoir à quoi s'attendre. Et là, ops, une chanson, deux ou trois, vous envoûte(nt). Sur le premier album de Marie-Annick Lépine, Au bout du rang, à sortir en France d'ici quelques semaines, plusieurs sont d'une douce subtilité, des mélodies un peu mélancoliques, des paroles un brin nostalgiques, des tranches de vie décrites comme ça, sans prétention mais avec perfection. Une plus particulièrement, "Cette jolie photo d'elle", la photo d'une copine que l'on ne parvient pas à enlever du porte-feuille, ou d'autres lieux en ces temps modernes... Franchement, je vous conseille cet album. Désolé, je n'ai encore rien trouvé sur internet, sauf deux reportages. Alors, bonne écoute... en attendant mieux!
A titre exceptionnel, ce n'est pas Calamar qui parle ici ce soir. Mais l'Espion dans le studio. Il y a quelques nuits, quelques fieffés amoureux de musique, de bière, et de vin rouge, d'amitié aussi, bien sûr, se retrouvaient à Paris pour respecter le mot d'ordre: "J'Acadie à Paris". La fête, les Amis, la fête. Calamar y était. Là, on croisait de Belles Acadiennes. Et puis quelques stars, diverses et variées, de la chanson francophone d'Amérique du Nord... mais pas seulement puisque Cali, le Grand, est passé faire un tour dans la nuit de mardi à mercredi. Ce furent de belles nuits. Même si les Acadiens et leurs cigarettes bizarres ont grillé quelques neurones du Calamard fêtard et provoqué des billets un peu étonnants... J'ai ouïe dire que Calamar, en les relisant, ne se comprenait même pas vraiment... Mais bon. Tout va bien. Quoi que. Depuis ces nuits festives apparaissent sur ce blog Casimir,
Rollmops, Bob in the field... et bien d'autres encore.
Alors Calamar me passe la main, juste pour un petit billet. Car l'Espion dans le studio a des révélations à faire. Certains, pour quelle raison, sous l'effet de quelles substances, ou en proie à quel délire, nul ne le sait, certains, donc, ont cru que les Nuits Acadiennes étaient l'occasion de toutes les hallucinations. La preuve en image:
Je vous entends déjà vous moquer. Nul n'a pu identifier avec certitude ce peureux personnage à l'instant. Cependant, l'Espion dans le studio mène son enquête et peut d'ores et déjà vous faire savoir que, lors des Nuits Acadiennes (N.A. pour simplifier), il aurait été aperçu avec un bien curieux D.A. (non, pas Drôle Acadien, mais Directeur Artistique)...
Cliquez sur l'image pour en savoir plus... et aussi sur le petit bouton "Play"...
En tout cas, je peux vous dire que ce D.A. a encore beaucoup à nous apprendre... Suite aux prochains numéros... Et vivent les Nuits Acadiennes! D'ailleurs, je reviens à mon sujet. Pourquoi cet homme peureux a-t-il peur...? Une hypothèse... il a peut-être pensé que l'arrivée de l'Acadie à Paris signifiait l'arrivée de l'ours dans la capitale? Comme d'autres d'ailleurs, qui s'apprêtaient à partir à la chasse... à moins que d'aucun ne prépare leur départ en Amérique du Nord?